ANNONCE

ANNONCE
IMPORTANT

http://www.petitiononline.com/paninfra/petition.html
Ceci est une pétition créée par David Bonk qui sera comme un genre de preuve pour convaincre les salles de concert française de les laisser jouer. Ce sera leur seule opportunité de jouer en France avant la séparation du groupe !!





Hey les gens, comme vous le savez sans doute, les Panik ont annoncé le 11 novembre dernier leur séparation officielle. *
Cette nouvelle est pour moi l'une des pires qu'on pouvait m'annoncer. Cela dit, je continuerais à écrire sur eux, à les harceler de messages, à m'inscrire dans tous les groupes de soutient possibles pour faire revivre ce groupe, parce que leur musique c'est tout !!! Il est clair et net qu'ils sont fait pour ça ! David qui ne fait qu'un avec son piano, Timo et son rap tellement touchant et vrai, Franky et sa voix si magnifique, Linke qui, même si j'avais du mal avec lui, me faisait quand même bien marrer, Juri qui se défoulait comme personne à la batterie, Jan qui jouait des platines comme un dieu... Personnellement je refuse de les oublier, je refuse de les laisser partir, je refuse tout simplement la fin du rêve Panik !!

Si vous êtes comme moi, que vous non plus vous ne pouvez pas supporter cette décision, on se retrouve ici:

twitter, myspace, skyblog, facebook

parce que SIE SIND NOCH NICHT TOT !!!
Parce que es kommt
UNSERE ZEIT !!!
Et parce que putain, j'peux pas imaginer ma vie sans leur musique !!

# Posté le jeudi 12 novembre 2009 14:49

Modifié le samedi 28 novembre 2009 07:19

C'est ici que tout commence...

Fic terminée !

© 2009
Les textes publiés sur ce blog sont protégés par une licence Creative Common (CC). Vous êtes donc libres de les diffuser (même si j'aimerais que vous évitiez) à condition de préciser clairement le nom de l'auteur, de ne pas l'utiliser à des fins commerciales et de ne pas le modifier.
Pour plus d'informations sur le contrat, cliquez sur le lien.
Merci encore.

Bienvenue ici (U_U)
j'ai pas beaucoup d'inspiration pour c'te présentation, j'imagine que ça sera comme d'habitude, je mettrais au fur et à mesure...

J'en profite pour me faire de la pub, mon groupe s'appelle Maïelle et les pommes vertes, passez voir s'il-vous-plaît, ça prend pas 30 ans et ça fait toujours plaisir, laissez-moi vos avis ici, merci d'avance


Je ne pensais pas que j'aurais à faire à ça sur ce blog également, mais il faut croire que si !

* POUR LA PUB:
vous lisez au moins un chapitre de ma fic et je lis au moins un chapitre de la votre

* CEUX QUI VEULENT ME RAJOUTER DANS LEURS AMIS:
je n'ai pas pour habitude d'accepter les gens comme ça, histoire de dire que j'en connais plein, si vous me laissez pas de commentaires, vous vous débrouillez mais moi je vous accepte pas ! Y a une rubrique très utile sur les blogs qui s'appelle "Ajouter aux blogs favoris", je l'utilise beaucoup, c'est très simple et très utile. Ou alors, votre internet est aussi pourvu d'une option "marque-page" qui est encore plus pratique et encore plus simple à utiliser !

Disclaimer:
David, Linke, Jan, Juri, Timo et Franky ne m'appartiennent pas xD Lou, Sophie et la plupart des autres, si ^^ (je peux donc en faire ce que je veux selon mon bon vouloir).
Toutes les photos de Lou sont pompées sur Devianart (U_U oui, j'ai honte, mais j'ai pas de modèle, ma s½ur m'a lâchée (connasse U_U (j'rigole))).
Je vous prierais de ne pas cliquer sur le petit panneaux "signaler ce blog", pour des raisons évidentes xD
Les scènes de lemon seront à surligner, au cas où certains d'entre vous soient choqués et/ou ne tiennent pas à les lire (même si c'est généralement assez rare xD)

Merci de respecter mes volontés
esiol


À prévenir pour les suites:
Zabs
Jennie
Marie
Marine
Clito (;p)
ce-pia-ali-x3
tite-lilly-51

Vous pouvez aussi vous inscrire à ma newsletter, ce qui est vachement plus pratique pour moi ^^


Ça c'est pour moi:

Lou: x=#57F9CD-#0FAEF1
David: x=#85E4FB-#8080FF

Ç À É



AVIS AUX FANS DE PAN!K !!!

Sachez que le prochain album officiel de Nevada Tan ne sera pas celui que David, Timo, Jan, Juri, Franky, et Linke auront fait. Les producteurs ont gardé le nom et les droits mais pour un autre groupe. Plus d'infos sur le forum officiel français.

Le prochain album des Pan!k en revanche sortira courant avril, normalement.

Quand à toutes celles qui mettent les chansons de Linke en téléchargement, sachez aussi que ça lui cause pas mal de problèmes, en gros il perd tous ses droits d'auteur et est en position de fraude quand les fans publient ses chansons sur le net.


"Salut fan du groupe allemand PANIK! =)
Je t'invite à t'inscrire à mon forum sur Panik,

> http://panikweb.forumactif.net/ <

où tu pourras trouver les parties: News, Photos, Vidéos,
& Reportages de concerts et Délires sur leurs bétises! :)
Mais aussi une partie de Graphisme où tu pourras
apprendre à faire de jolie création pour ton blog ou autres.
Dans cette partie se trouve le sujet "Commande", où tu
auras droit de commander des montages.
Et le coin le plus sympa pour apprendre à se connaître est:
le coin flood, où il y a des jeux, du blabla, ou tu peux montrer
tes talents et parler de chose que tu aimes!
Et vous serez les bienvenues dans notre belle famille! :)
Hâte de vous voir!

Mlle.Berry ."

Bon, personnellement je me suis pas encore inscrite et je me tate à le faire mais bon, si ça peut aider hein... vive la pub ! (et c'est moi qui dis ça xD)

# Posté le mardi 02 septembre 2008 13:57

Modifié le samedi 05 septembre 2009 20:21

1: Lou

1: Lou
LUTTONS CONTRE LES FAUTES

De toute mon existence, je crois n'avoir jamais eu de chance à proprement parler. Mes parents ne m'aimaient pas. C'est en tout cas ce que j'en ai conclu quand à leur façon de se comporter avec moi. Honnêtement, j'ignore totalement pourquoi, je ne pense pas être ni pire, ni mieux qu'une autre.
J'avais une s
½ur, Clara, d'un an mon ainée. Elle était presque mon reflet dans un miroir. Elle est celle que j'ai le plus aimé au monde, mais on me l'a enlevé, il y a de ça plusieurs années. Elle avait 14 ans et elle traversait la rue en face de chez nous. Un type en scooter l'a renversé. Elle n'a pas survécu. Alec Könnt. Il avait 16 ans. Il était rongé par le remord. Moi je l'ai poussé au suicide. Je n'ai toujours aucun regret. Il a prit tout ce que j'aimais, ce pourquoi je vivais.
P
uis je suis partie.
Pendant quelq
ues mois, mes parents ont fait des recherches, là encore, allez savoir pourquoi. Sauvegarder un semblant d'apparences, faire mine de s'inquiéter. Durant une année, j'ai vécu dans les rues de Munich, puis je suis montée à Berlin. J'ai appris à vivre, seule. J'ai volé, j'ai mendié, j'ai triché et j'ai gagné. Comme vous pouvez vous en douter, il y a bien longtemps que je ne vais plus à l'école, mais si vous saviez comme je rêve d'y retourner ! Malgré la vie que je mène, j'ai pas mal de rêves, je n'ai pas encore perdu espoir. Mon rêve dans l'immédiat, c'est que mon petit ami me quitte, même si pour ça, je dois retourner vivre dehors, de toute façon ça ne peut pas être pire. Ça fait quelques temps déjà qu'il me violente mais je n'arrive pas à l'éloigner de moi, quoi que je fasse, il continue à me dire qu'il m'aime et qu'il me veut. Pourtant j'ai tout essayé, j'ai été odieuse avec lui, une vraie garce, je l'ai insulté, je l'ai trompé, je lui ai mentit ouvertement, je l'ai volé, je me suis enfuie tellement de fois, mais rien n'a jamais marché. Même en lui disant clairement les choses, en essayant de ne pas le blesser:
- Tu sais Toma, je t'aime bien, mais toi et moi, c'est vraiment plus possible, je suis pas assez bien pour toi, et je ne t'aime plus...

Je n'en ai récolté que plus de bleus.
Je ne sa
is pas pourquoi j'existe, je me pose sans cesse la question depuis que Clara est partie. Je n'apporte rien à personne, je n'ai aucune utilité, je m'en suis bien rendue compte. Pourtant mourir ne m'intéresse pas. J'espère juste qu'un jour, je m'enfuirais pour de bon, et je referais ma vie, car je suis persuadée qu'elle n'est pas moche pour tout le monde. Et puis comme on dit "l'espoir fait vivre".
Au fait, je m'appelle Lou
.

# Posté le mardi 02 septembre 2008 15:29

Modifié le mardi 07 octobre 2008 10:50

2: David

2: David
LUTTONS CONTRE LES FAUTES

Allongé dans mon lit, les yeux grands ouverts, je fixe le plafond blanc de ma chambre d'hôtel depuis une bonne demi heure. J'ai encore du mal à croire à ce qui me met dans cet état. J'attrape mon portable et relis ces mots que je connais déjà si bien, et qui sont comme autant de bouts de verre brisé me lacérant le c½ur.


"Je suis désolée, je sais que tu m'aime, malheureusement je ne peux pas en dire autant. Je sais que je n'aurais pas dû te tromper mais je suis profondément amoureuse de cet homme. Toi et moi on est pas faits l'un pour l'autre, mais je suis sûre que tu en trouvera une autre. Oublie-moi. Élise."


Je jure en sentant les larmes me monter aux yeux.
Cette façon qu'elle
a eu de me larguer m'éc½ure, même si elle ne me surprend pas. Une excuse bidon, vite fait, bien fait, aucune considération pour moi. Du Élise tout craché.
Cette fille, je l'ai rencontré il y a 6 m
ois. Le 15 Décembre 2007. La date fatidique. Elle m'a directement tapé dans l'½il, une vraie boule d'énergie. Grande, de longs cheveux or, lisses, des yeux noisette en amande, une voix fluette et enfantine... Elle m'avait parue irrésistible. Bien qu'elle déteste Linke, Juri et Jan, je ne me suis jamais demandé si j'avais fais le bon choix. Pour moi c'était évident. Timo m'avait prévenu, il la connaissait bien, il disait que c'était pas une fille sur moi. Il avait raison. Comme toujours quand il s'agit de moi. Même si Élise l'a surprit, du moins quand il a vu que passé les trois premières semaines, elle ne me plaquait toujours pas.
Franky est le seul qui m'ait soutenu dans cette histoire, depuis le tout départ.
Trois coups frapp
és à ma porte me sortent de mes sombres pensées. Je ne bouge pas, mes yeux ne quittent même pas le plafond. Quelqu'un entre et referme la porte pour ensuite s'assoir sur un des fauteuils de la chambre. Timo. Évidemment.

- Élise vient de m'appeler, murmure-t-il.

Je ne bronche pas. Même si la sim
ple entente de son prénom m'écorche le c½ur.
- Je suis désolé.

J'ai envie de lui sourire, mais je
n'y arrive pas.
- Tu n'as pas à l'être, je réponds d'une voix atone. J'étais prévenu.
- Je sais, m
ais je peux pas m'empêcher de m'en vouloir. Après tout c'est moi qui te l'ai présenté.
- En me dis
suadant au minimum 15 fois par jour de sortir avec elle. T'avais raison Timo.
- J'aurais préféré m
e tromper,
répond-il amèrement.

Je hausse les épaules et m'écarte sur un côté du lit. Je l'entends se lever et le matelas s'affaisse quand il s'allonge près de moi. Il prend une longue inspiration et nous soupirons à l'unisson.

- Faut que tu passes à autre chose, Dav'. Le plus rapidement possible.

Je ricane sèchement. Je ne veux pas de cet "au
tre chose", je la veux elle.
- Élise ne reviendra pas, déclare-t-il sûr de lui.

Et il a raison, je
le sais. Mais c'est plus fort que moi, je tourne la tête vers lui et réplique d'un ton hargneux:
- Qu'est-ce que t'en sais toi ? T'es pas dans sa tête ! Tu sais pas ce qu'elle ressent !

Il pousse
un nouveau soupir.
- Parce que tu sais toi, peut-être ?

Je ne répond pas. J'ai tort, j'en suis bie
n conscient. Timo plonge alors ses yeux dans les miens.
- Je la connais bien Dav', elle ne reviendra pas, et le type pour lequel elle t'as plaqué subira le même sort que toi. Je sais que ça te fais mal ce que je te dis, que c'est exactement les mots que tu ne veux pas entendre...
- Alors arrête
!
J'hurle.
Je me lève brusquement et malgré moi,
les larmes coulent de nouveau sur mes joues.
- Je ne veux pas te mentir Dav', te laisser espérer pour rien.
- Pourquoi ?
Je m'écrie. Pourquoi j'aurais pas le droit d'espérer ?

Je m'assois sur un f
auteuil et lui lance un regard meurtrier avant de reprendre:
- Qui te dis qu'elle ne va pas m'appeler pour me dire qu'elle s'est trompé et qu'elle m'aime ? Hein ?

Il me regarde tristement et à cet instant, ses pensées me sont parfaitement claires. Pour lui, elle ne m'a jamais aimé. Je me sens nul. Moi, le pauvre petit guitariste, pathétiquement amoureux et qui pleure sa belle. J'hurle.

- Si ! Bien sûr qu'elle m'aimait ! Elle me l'a dit dès le départ ! Je sais qu'elle m'aimait ! Je... j'en suis sûr !

Timo cligne lentement les yeux. Il est fatigué. Fatigué de s'occuper des peines de c½ur de son meilleur ami, qui n'a jamais été très doué en amour. Je le prend par les épaules et le secoue violemment en m'écriant avec véhémence:

- Elle m'aime Timo ! Elle me l'a dit ! Tu le sais qu'elle m'aime !

Ma voix s'adoucit et je le supplie
du regard, les larmes troublant ma vision.
- Hein Timo... tu le sais qu'elle m'aime... Timo... dis-moi qu'elle m'aime...

Son visage reflète une douleur presque égale à la mienne. Je sais qu'il s'en veut, il est rongé par le remord, persuadé que tout est de sa faute. Ma respiration est entrecoupée de sanglots. Je sens un grand vide dans ma poitrine. J'ai mal, plus mal que je n'ai jamais eu mal ces vingt dernières années. Je n'aurais jamais cru qu'une rupture puisse être aussi douloureuse.

# Posté le mardi 02 septembre 2008 16:44

Modifié le mardi 15 septembre 2009 14:58

3: Lou

3: Lou
LUTTONS CONTRE LES FAUTES

Les yeux rivés sur la pendule accrochée au mur de la chambre, je remplis mon sac à toute vitesse. Dans vingt minutes, Toma sera là et moi, pour la énième fois, je me serais enfuie. Mais cette fois je ne reviendrais pas, quitte à y laisser la vie. C'est d'ailleurs ce que j'ai écris dans ma lettre.


Toma,
Je ne tie
ns pas vraiment à me suicider, or c'est ce qui risque d'arriver si je reste avec toi. Comme les autres fois, je te supplie de ne pas me chercher. Cela fait bien longtemps que je ne t'aime plus, que je te déteste même. Tu es trop violent, trop capricieux et tu m'horripile. Je te haie. Je sais que grâce à toi j'ai pu manger et avoir un toit, mais à quel prix ! Je te choisis donc la rue, qui m'est déjà nettement plus accueillante. Je tiens aussi à te prévenir que je compte quitter l'Allemagne afin de mettre le plus de distance entre toi et moi.
C'est avec u
n sourire de soulagement que je t'écris cet adieu,
Lou.


Cette lettre, cela fait déjà longtemps qu'elle est écrite. Je refais une dernière fois le tour de l'appartement. Toutes mes affaires sont dans mon sac. J'ai volé tout l'argent de Toma que j'ai pu trouver, sans aucun remord. J'ai pris tout ce qui m'appartenait. Mon unique bagage ne pèse cependant pas bien lourd. Je le passe en bandoulière sur mon épaule et ouvre la porte d'entrée. Mon regard parcours encore cet endroit tant détesté, et j'espère de tout mon c½ur ne jamais le revoir. Puis je pars. J'ai prévenu mon patron et toutes mes connaissances, ils ne me reverront plus. Par mesure de précaution, personne ne sait où je vais. Je ne compte pas partir en train, mais en stop. Ce n'est pas prudent, je sais, mais tant pis, c'est encore moins prudent de rester ici, et si je prend le train, il trouvera un moyen de me retrouver. De plus je n'ai pas assez d'argent pour me permettre de le gaspiller. Je marche donc jusqu'à la sortie de Berlin, et continue à reculons, au bord de la route nationale, le pouce en l'air. Toma ne risque pas de me voir, il travaille à l'autre bout de la ville. Et puis Berlin, c'est grand.
Après une bonne dem
i-heure de marche, une voiture s'arrête enfin. Une femme un peu plus âgée que moi. Elle ouvre sa fenêtre et me sourit.

- Salut, où est-ce que tu vas ?
- Hamb
ourg.
- Allez grimpe, moi aussi
.

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 10:55

Modifié le mardi 07 octobre 2008 10:49

4: David

4: David
LUTTONS CONTRE LES FAUTES

Épuisé et couvert de sueur, je sort de la scène en titubant. Les gars ne sont pas mieux. Si Timo et Franky ne le soutenaient pas, Juri s'écroulerait. Ce concert nous a achevé, c'était de la folie ! Le public était on ne peut plus réceptif et quand à l'ambiance... wow, un truc de malade ! On arrive dans notre loge et on s'effondre sur les fauteuils et canapés, lessivés.
Un grand silence prend place dans
la pièce, le temps pour chacun de reprendre ses esprits, ça nous prend bien un quart d'heure avant que Timo souffle quelque chose comme:

- C'était d'la bombe...

Je hoche la tête. C'est rien d'le dire ! Puis, comme toujours dès que le premier a parlé, les gars commencent à tous parler en même temps. Leurs moments préférés, les fans qu'ils ont remarqué, les trucs qu'ils ont foiré, ce qui les a fait rire...
C'est toujours comme ça. Sauf que d'habitud
e, j'y participe.
On frappe à la porte et nou
s relevons tous la tête en même temps. Personne ne vient jamais nous déranger pendant au moins une demi heure après un concert, d'ordinaire.

- Qui se dévoue pour ouvrir ? Demande Franky sans entrain.
- Entrez ! Lance Jan.

Plus simple.
La porte s'ouvre sur un type inconnu
. D'où il sort celui-là pour venir nous faire chier alors que même les managers le font pas ?! Grand, blond, les cheveux mi-longs, l'air jovial, le teint bronzé, le cliché même du surfeur hawaïen. Juri se lève alors et va lui serrer la main avec un sourire chaleureux que je connais assez pour savoir qu'il est faux. Avec les gars on se regarde un moment. Visiblement on pense tous la même chose.

- Tiens, salut Toma, tu vas bien ? Lance notre batteur sans cesser de sourire. Qu'est-ce qui t'amène ? Comment t'as fais pour rentrer ? Lou n'est pas avec toi ?

Le type affiche une mine pré
occupée.
- Elle s'est encore tirée.

Ju fronce
les sourcils.
- Elle t'as quitté ?
- Elle es
t partie sans rien laisser, en emportant toutes mes thunes avec elle. J'ai peur qu'il lui soit arrivé quelque chose, tu sais qu'elle a une fâcheuse tendance à se foutre dans la merde.
- Oui c'est sûr.

Les poings de Juri se serrent quand il prononce ces mots. Je sens qu'il n'aime pas beaucoup notre squatteur surprise.

- Peut-être qu'elle t'as juste quitté, qu'elle avait peur de te le dire et qu'elle est partie, avance-t-il, convaincant.

L'autre écl
ate de rire.
- Honnêtement Juri...

Ju se referme d'un coup et l'entraîne à l'extérieur. Nous autres on se regarde l'espace de quelques centièmes de secondes avant de s'entasser silencieusement derrière la porte pour écouter.

- Partie ? Tu dérailles mon pauvre ! S'exclame l'autre.
- Toma réfléchis...
- Écoutes, elle
ne peut pas être partie Juri. Sans moi elle serait SDF, tu le sais, c'est sur un trottoir que je l'ai trouvé cette fille ! Grâce à moi elle a un toit et à manger, elle est totalement dépendante de moi. Et puis elle est folle de moi elle est heureuse avec m...
- Heureus
e ?!
S'étrangle Juri. T'appelles ça être "heureuse" ? Quand une personne est heureuse ça se voit !
- Mais elle avait tout ! Je subvenais
à tous ses besoins !
- La tabasser comme un
malade, tu crois que ça la comblait ?!

On se
regarde tous avec des yeux ronds. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Qui c'est ce mec ?
- Je ne la frappe pas, déclare-t-il d'un ton sec.
- Ah non ? Les bleus, les bosses et les cotes pétées elle se les ai faites toute seule ?
- Mais tu la connais, elle a deux pie
ds gauche, elle passe son temps à se casser la figure partout, c'est quand même pas ma faute !
- Pfa ! C'est ça ouais !

On sursaute tous
en voyant la poignée s'abaisser. Et merde !
- Juri attends !

Brave type au final ^^.
- Quoi ? Lâche la voix agacée de Juri.
- S'il-te-plaît dis-lui que je l'aime, dis-lui de revenir !
- Mais j'sais pas où elle est moi !
- Ma
is si tu la trouve, tu lui diras ? S'te-plaît, j'ai besoin d'elle Ju ! Je l'aime !
- Tu sa
is si elle s'est vraiment enfuie c'est pas moi qu'elle viendra voir.
- Mais même ! Si tu l
a vois, appelles-moi de suite !
- Si elle m'y
autorise...
- NEIN ! Tu
dois me le dire, t'entends ?

Silence. La tension monte, je crois.
Puis Juri soupire.
- Entendu, j'te préviendrais.
- Merci, t'es un frère ! J'te revaudrais
ça.
- Ouais j'y compte bien. Bon les gars m'a
ttendent, à la prochaine Toma.
- Pas de probl
ème, encore mer...
- Pas de quoi,
coupe Juri avant de lui claquer la porte au nez et de nous lancer à tous un regard noir.

Il nous bous
cule et vas s'assoir sur un des canapés, la mine sombre. Ça sent mauvais.
- C'était qui ? Ose Timo d'une toute petite voix.
- Un crétin.

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 13:31

Modifié le mardi 07 octobre 2008 10:55

5: Lou

5: Lou
LUTTONS CONTRE LES FAUTES

Il ne me retrouvera pas. J'ai tout fait pour. Ici je m'appelle Zoé Weber, j'ai 20 ans, je suis Berlinoise depuis toujours. J'ai trouvé un job, trois semaines après mon arrivée. Livreur à domicile dans une pizzéria. Puis j'en ai trouvé un deuxième, serveuse dans une boîte de nuit. Mon train de vie est infernal mais je n'ai pas le choix. Grâce à mes revenus, je me suis trouvé un petit appartement pas cher, la qualité est assez moyenne, mais au moins j'ai l'eau chaude courante et l'électricité. Ça fait 3 mois que je suis ici et on me propose déjà d'augmenter mon salaire de serveuse si je m'investis plus, je compte donc lâcher mon emplois de livreur, de toute façon j'aime pas ça.
Malgré tout ce qui me tourne dans la tête,
une préoccupation reste encrée dans un coin de mon cerveau et ressort dans mes moments de faiblesse et mes cauchemars. Toma. Je sais qu'il me cherche, j'aimerais savoir où il en est, si il avance, si je dois encore partir. J'aimerais autant rester ici, à savourer mon dernier jour en tant que livreur pour passer serveuse à plein temps.
La sonnerie du téléphone me
sort de mes pensées et me fait sursauter.

- Speed Pizza bonsoir ! Je claironne d'une voix enjouée.

Qu'est-ce que c'est c
hiant !
- Bonsoir, je voudrais... une pizza quatre fromages, trois pizzas reine, une pepperoni et... une chorizo !
- Bien sûr, pourrais-je avoir votre
adresse ?
- Le 6 a
venue **********, au 6ème étage, Herr Schewe.
- C'est ente
ndu on vous apporte ça.
- Merci bien Mademoiselle.

Je raccroche et soupire. 6ème étage. --'
J'amène la liste des commandes au chef et un quart d'heure p
lus tard, me voilà dans le hall d'entrée à pester contre l'ascenseur qui bien évidemment, est hors service. J'ai horreur des ascenseur.
Avec un gros so
upir je commence mon ascension. Essoufflée et de fort mauvaise humeur, je sonne à la porte de ce foutu Schewe et attends en tapant du pied. Mais en voyant la personne qui m'ouvre la porte, ma colère s'évapore immédiatement pour laisser place à une panique totale.
Juri Schewe. Comment ais-je pu
ne pas faire le rapprochement ? Juri Schewe, l'ancien meilleur ami de Toma.
Il fronc
e les sourcils alors que je me sens défaillir.

- Lou ? C'est toi ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- J-je... ben je te livre tes pizz
as,
je murmure d'une voix tremblante.
- Toma te cherche partout.

Mon c½ur s'arrête de battre. Respire ma vieille. Il se remet alors à cogner frénétiquement dans ma poitrine.

- Qu'est-ce qu'il t'as dit ? Je demande dans un souffle.
- Que tu avais disparue avec son argent et qu'il était mort d'inquiétude, répond-il en fermant la porte derrière lui. Tu veux que je l'appelle pour...
- NON !

Dans ma précipitation pour l'en empêcher, je manque de laisser les pizzas s'écraser par terre. Il me regarde avec circonspection, me les prends, rouvre la porte, les pose sur le meuble d'entrée et la referme. J'agrippe alors ses épaules.

- Ne lui dis pas que tu m'as vue Juri ! Il ne faut surtout pas qu'il sache, il ne faut pas qu'il me retrouve ! Je me suis enfuie, je lui ai laissé une lettre, je lui ai dit que je quittais l'Allemagne. Si jamais il met la main sur moi je... je...

Cette fois c'est à lui de me prendre par les épaules en me forçant à le regarder. Il y a une époque où lui et Toma se voyaient souvent, aussi il me connait assez bien, il sait que ce n'est pas la première fois que je fugue.

- Calme-toi Lou, respire, pour l'instant il est à Berlin et je te jure de ne rien lui dire, d'accord ?

Je ne répond pas. Je n'ai pas
assez confiance en lui pour le croire, il le sait.
- Regarde-moi Lou. Toma a été mon meilleur ami mais c'était avant. Il a changé, je m'en suis rendu compte, ne crois pas que j'ignore sa façon de te traiter.

Il caresse mes cheveux dans l'espoir de me rassurer. Ça marche. De tous les amis de Toma, Juri est le seul que j'apprécie, le seul qui me respecte et me traite comme une femme et pas comme un chien.

- J'aimerais que tu m'expliques ce qui s'est passé Lou.

Je soupire.
- Pas maintenant, je suis de service. Tu dois juste savoir que je m'appelle Zoé, j'ai 20 ans et je suis berlinoise.

Il hoche la tête. La porte s'ouvre alors en grand, me faisant sursauter, et un homme apparaît derrière Juri. Grand, brun, le teint pâle et de beaux yeux bleus, plutôt canon, je dois l'avouer. Il me regarde, un sourcil arqué. Sexy.

- Et ben Ju, tu galères avec les pizzas ? Me dis pas que t'as pas assez pour payer ! Ou alors t'es encore en train d'ennuyer la livreuse avec tes tactiques de drague foireuses ? Se moque-t-il pince-sans-rire.
- Non mon cher, je discute avec une amie. D'ailleurs à ce propos je te présente Zoé. Zoé, ce truc c'est David.
- Enchanté
, me sourit-il en me tendant sa main.
- De même, je répond en la serrant.
- Bon, me coupe Juri. À quelle heure tu finis ton service ?

J
e me mord la lèvre et mon regard glisse sur David.
- Nan, t'es avec tes potes, je vais pas te déranger, on se verra une autre fois.

Je lui souris et me
retourne mais il m'attrape l'épaule et me force à lui faire face.
- Tu t'en tireras pas comme ça... Zoé.

David hausse un sourcil.
- Tu sais ça nous dérange pas, déclare-t-il sûr de lui. Ça nous fait du bien de voir des nouvelles têtes, on sort pas très souvent à cause de notre métier.

Je le regarde, h
ésitante.
- Ouais mais...
- Écoute Zoé,
coupe Juri. Dès que t'as finis, tu te ramènes ici, m'ordonne-t-il. Toi et moi on a des choses importantes à se dire...

Il me lance un regard lourd de sens et ajoute:
- Je te dois combien ?

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 15:03

Modifié le mardi 15 septembre 2009 15:11

6: David

6: David
LUTTONS CONTRE LES FAUTES

Zoé.
Cette fille m'intrigue. Elle semble distante, lo
intaine, et son regard est si lourd, si profond... Elle me fait penser à une petite fille qui aurait grandit trop vite, qui en aurait trop vu.

- Daaaaaaaaviiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiid, téléphooooooooooooooooooooooone !

Je sursaute brusquement et sort de ma chambre pour atterrir au salon où Timo m'attend, la main en l'air tenant le téléphone sans fil, la mine sombre.

- C'est qui ? Je demande à voix basse.
- Surprise, grogne-t-il en s'en allant.

Je le regarde partit interloq
ué puis hausse les épaules et porte le téléphone à mon oreille.
- Allô ?
- David ?

Je met un moment à réal
iser que c'est bien cette voix que j'entends.
- Élise ? C'est toi ?
- David je...
[snif]... je suis désolée je [snif]...
- Tu pleures ? Qu'est-ce qui t'arrives ?

Je n'ai
jamais su résister à ses larmes.
- Je me suis trompé, sanglote-t-elle. C'était qu'un enfoiré... i-il voulait juste coucher avec moi...

Rien que d'y penser ma
mâchoire se crispe.
- Pardonne-moi David, c'est toi que j'aime, j'm'en veux...
- Pourquoi ?

C'est la seul
e chose que je suis capable de dire.
- Je suis tellement désolée David, j'avais tort, pardon...

Je la cou
pe dans un murmure.
- Tu ne... t'imagines même pas... à quel point j'ai souffert de ton départ, à quel point j'ai eu mal quand tu es partie...

Elle répond que
lque chose que je ne prend pas la peine d'écouter.
- Quand tu m'as largué pour ce type que tu disais aimer profondément, quand je t'ai trouvé dans son lit j'étais fou de douleur.

Je l'entend éclater en sanglots
mais cette fois elle ne m'atteint pas.
- Pardonne-moi David...
- Pourquoi ? Qu'est-ce que ça changerait ?
Tu ne reviendrais que le temps d'effacer son passage puis tu t'enticherais d'un autre et ainsi de suite.
- C'est faux ! Je t'aime, je me suis trompée, sur toute la ligne, tu es le seul, tu as toujours été le seul.

Je ferme les yeux et répète d'une voix tremblante
:
- Pourquoi ?
- Je suis en bas de chez toi, dans le
hall de l'immeuble, rejoins-moi, s'il-te-plaît.

Ça ressemble plus à un ordre qu'à une demande, mais Élise est comme ça, je suis bien placé pour le savoir.

- Non.
- David, j'ai besoin de toi
, insiste-t-elle d'une voix suppliante.

J'hésite un long moment. Si je descend, je craquerais, je le sais. Or je sais aussi que je dois me défaire d'elle, pour justement ne plus souffrir. Après avoir pesé le pour et le contre quelques minutes, le contre l'emporte finalement. Je raccroche et me prend la tête entre les mains.

- Mais quel con !

J'enfile malgré moi mon blouson et mes chaussures pour sortir en claquant la porte et dévaler les escaliers en essayant de ne pas tomber. Elle est effectivement là, appuyée contre le mur, les bras autour du corps, le visage ravagé par les larmes. Plus belle que le diable. Je vais quand même résister, un peu. Mais elle sait aussi que je suis prisonnier de mes sentiments pour elle.
Dès qu'elle me voit, elle se pr
écipite sur moi mais je recule. Elle s'empare alors de ma main.

- Pardonne-moi David.

Si elle savait comme je crève d'envie de la prendre dans mes bras, de l'embrasser, de la caresser, de lui faire l'amour...
Po
urtant je ne bouge pas, je ne fais rien. Je ne dois pas céder, je dois me libérer d'elle. Me désintoxiquer.

- Je t'aime David.

Ses yeux reflètent la sincérité
et pourtant...
- Tu mens.

Je le sais.
Elle s'agrippe à ma veste et emprisonne mon regard. Ses yeux sont remplis de larmes qui me percent le c½ur. Je me mord la lèvre. Il faut que je tienne, si je flanche c'est foutu.

- Je te jure que c'est vrai, pleurniche-t-elle.

Elle passe une main sur ma nuque et se presse cont
re moi. Je m'écarte brusquement.
- Arrête, je murmure.
- M-mais...
- Tu profites de moi, tu te sers de me
s sentiments...
- Non !
S'écrie-t-elle vexée. Je suis amoureuse de toi !

Je secoue la tête et recule encor
e, mais elle continue de s'approcher.
- Tu mens.
- C
'est la vérité.

Je suis dos au mur, pris au piège.
- Embrasse-moi, David, s'il-te-plais.

Je secoue à nouveau la tête. À présent c'est moi qui ai les larmes aux yeux. Elle prend mes mains et les passe autour de sa taille pour poser les siennes sur ma poitrine. Ses lèvres m'appellent et je ne peux en détacher mon regard. Ma peau me brûle là où je sens la sienne. Elle continue à me supplier et j'entre-aperçois sa langue quand elle parle. Je ne vais pas tenir longtemps comme ça, je le sens bien. Son visage est si près du mien que je sens son souffle sur ma peau. Elle va me rendre dingue...
C'est avec brusquerie que je m'empare d
e sa bouche et force la barrière de ses lèvres. J'agrippe sa taille et la colle contre moi, sans douceur. Je la sens jubiler alors que je l'embrasse avec colère, désespoir et joie à la fois. Colère parce que je lui ai cédé, désespoir, parce que je suis de nouveau accro, et joie, parce qu'elle m'a douloureusement manqué. Ma main glisse sur ses fesses que je ne peux m'empêcher d'apprécier en frissonnant.

- J'ai envie de toi, susurre-t-elle à mon oreille, en ouvrant la fermeture éclaire de ma veste.

Je frissonne encore et retiens mon souffle quand ses mains passent sous mon pull et mon t-shirt. Un gémissement s'échappe de mes lèvres quand elle les mordille. Alors je la tire vers l'ascenseur, l'entraine à l'intérieur et la plaque contre la paroi en appuyant sur le bouton de mon étage.
Je me retiens à grand peine de la déshabiller maintenant. Je la soulève pour la poser sur la barre d'appui de la cabine et mon visage se perd dans son décolleté, lui arrachant un gémissement de plaisir. Ses doigts agrippent mes cheveux et ses jambes enserrent ma taille. Retiens-toi Dav' on y est presque. Son odeur est partout et m'enivre. Le désir me consume, sa beauté est sulfureuse. Elle est le péché de chair originel. Quand enfin la porte s'ouvre, Élise pose les pieds au sol et je m'écarte brusquement en secouant la tête. Mais qu'est-ce que je fais ? Il faut que j'arrête ça tout de suite ! Voyant que je reprend conscience, elle se jette sur moi et emprisonne mes lèvres, me privant de ma raison.

- Ne résiste pas, me chuchote-t-elle. Tu en as autant envie que moi.

Je gémis. Je suis parfaitement sous contrôle, elle le sais. Sans la lâcher, je l'entraine dans mon appartement. Les affaires de Timo ont disparues. Il est sans doute rentré chez lui, ou alors il est allé parler à Franky. Mais mes pensées ne s'étendent pas là-dessus. Déjà Élise me tire vers ma chambre en me retirant ma veste. Nos gestes trahissent aisément notre précipitation. Nos souffles sont saccadés, nos mains fébriles. Bientôt je me retrouve torse-nu dans mon lit, dégrafant son soutient-gorge pour enfin sucer sa peau avec avidité. Mes doigts et ma langue parcourent son corps, une de ses mains et perd dans mes cheveux et l'autre est laissée sur mon épaule.

- David, soupire-t-elle, tremblante.

Les gémissements d'une femme ont toujours été pour moi l'excitant le plus efficace, ceux d'Élise ne font pas exception. Et puis je me dis que peut-être, si vraiment elle aime ce que je lui fais, elle ne me quittera plus... Qu'elle reste avec moi uniquement pour le sexe ne me dérange pas, tant qu'elle reste avec moi, c'est vrai que le motif m'importe peu, seul compte le résultat. Désespéré . Mais je suis désespérément épris d'elle.
Je remonte lentement le long de son corps, mordillant sa peau par endroits. Je la sens de plus en plus humide sous mes doigts, et je crève d'envie d'être en elle, mais j'attends le bon moment.
Elle attrape la ceinture et tente de me l'enlever. Je souris et bouge légèrement les doigts. La réaction est immédiate, elle se mord le poing en fermant les yeux puis se cambre. Je me détache d'elle et enlève rapidement mon jean, puis mon boxer. J'ai à peine le temps de mettre la capote qu'elle me colle dos au matelas et s'installe à califourchon sur moi en gémissant. Mes mains remontent le long de ses cuisses pour se poser sur sa taille et accompagner le lent mouvement de va-et-viens que son bassin entame. Puis l'une d'elles monte jusqu'à sa poitrine, dont je ne peux m'empêcher de redessiner les contours. D'un coup de bassin je me retrouve au-dessus d'elle et le mouvement s'accélère. Ses mains explorent mon torse puis mon dos, laissant çà et là de fines entailles avec ses ongles. J'aime ça. Savoir qu'elle prend du plaisir avec moi. Je l'embrasse, encore et encore. Ça fait trois semaines que j'en crève d'envie alors je ne me prive pas. Son cou, ses épaules, ses lèvres, son visage, sa poitrine... Je la veux, toute entière, rien que pour moi. Je l'entend, sous moi, qui gémit mon prénom, et ça me donne des ailes. Si on veut. Ses mains sont moites, sa peau est brûlante, son visage reflète un plaisir infini, et comme à chaque fois, j'ai du mal à croire que c'est moi qui le lui procure. Mais je ne suis pas en reste. Mon souffle est court et heurté, et ma voix se mêle à la sienne. Bientôt je sens arriver le plaisir ultime, celui qui indique la fin. Ensuite je devrais me retirer et elle sera à nouveau libre et me quitter. Ses ongles s'enfoncent dans mes épaules et je cesse de réfléchir, mes pulsions l'emportent sur ma volonté de la garder près de moi. Son corps s'accorde remarquablement bien au mien. Et je m'enfouis de plus en plus loin en elle, et elle gémit de plus en plus. Ses cris me vrillent les tympans. Ça y est. Je suis à l'apogée du plaisir, et elle aussi, je le sens. Elle se crispe et m'agrippe plus fort, pour me plaquer contre elle. Épuisé, haletant et en sueur, je me laisse doucement aller sur elle, la tête dans son cou, et j'y dépose des baisers jusqu'à ne plus pouvoir respirer. L'une de ses mains caresse mes cheveux et l'autre est passée derrière ma nuque. Sa poitrine s'abaisse et se soulève au rythme de sa respiration saccadée. Je la caresse doucement, sans pouvoir me retenir, mais sans non plus arrêter mes baisers. Ma désintoxication ne sera pas pour tout de suite. Tant pis. Malgré mon état, une question a quand même subsisté.

- Est-ce que... tu comptes... me quitter encore ?

Elle secoue la tête. Je me retire enfin, la faisant gémir une dernière fois.
- J'ai jamais eu... autant de plaisir... avec un autre que toi, souffle-t-elle.

Traduction: "je reste, parce que tu baises mieux que les autres", sous-entendu: "j'ai aussi pris du plaisir avec les autres, t'es cocu".
Mais je ne dis rien, je ne veux pas qu'elle s'énerve. Je veux qu'elle reste mienne.







Le lemon est à surligner, pour celles que ça intéresse.

# Posté le jeudi 04 septembre 2008 18:04

Modifié le mardi 15 septembre 2009 15:24

7: Lou

7: Lou
LUTTONS CONTRE LES FAUTES

Je ne sais pas pourquoi je lui ai tout dit. Après tout je ne le connais pas plus que ça, du moins pas aussi bien que je l'ai connu. Pire, c'était le meilleur ami de Toma, il doit donc toujours être en contact avec lui, un danger potentiel quoi. Pourtant il sait tout de ma vie, depuis la mort de Clara jusqu'à notre rencontre à Hambourg. Je sens que je commence à avoir confiance en lui, et ça ne me plaît pas du tout. Je n'ai jamais eu confiance qu'en Clara, parce qu'elle était ma s½ur et que je la connaissais mieux que personne, mais Juri...
Malgré ça je sais qu'il ne me trahira pas. Il n'a rie
n dit à ses amis, tous croient réellement que je m'appelle Zoé, et toutes les salades que je leur ai raconté. Juri leur a dit que j'étais l'ex d'un de ses amis. Je ne suis pas d'un naturel très bavard alors je me suis surtout contenté de les écouter parler et se chamailler, ils m'ont bien fait rire. Ils m'ont aussi fait promettre de repasser les voir. Juri m'a proposé son aide pour Toma. Il m'a dit que si j'avais le moindre problème, je ne devais surtout pas hésiter à lui en parler. Ce mec est une perle. Je me demande ce qu'il a trouvé à Toma pour accepter son amitié.
Peut-être la même chose que moi, au début...
Je dois avouer que j'ai pass
é une excellente soirée, et j'ai ris. Pour la première fois depuis tellement longtemps, j'ai ris avec sincérité. Ris aux éclats même. Ça m'a fait un bien fou. J'aime rire cependant c'est malheureusement assez rare. Mais là, Timo balançait trente conneries à la seconde et les autres avaient une façon bien à eux de le rembarrer.
Mes pensées m'entraî
nent doucement dans les limbes du sommeil mais une vibration répétée vient me sortir de ma torpeur. À contrec½ur, j'ouvre les yeux et me saisis de mon portable.
"Ça te dirais de passer l'après-midi en ville avec David et moi demain ? - Juri."
Je souris. Pour l'instant je n
e connais pas vraiment Hambourg, alors pourquoi pas !
"Tu peux déjà plus te passer de moi ? Je vous rejoins où et à quelle heure ? - Lou."
"Viens chez moi vers deux heures, on ira se balader ensuite, ça te va
s ? - Juri."
" Ça
marche ! À demain ! Bonne nuit et merci pour la soirée ;) - Lou."

J'éteins mon portabl
e et m'endors cette fois pour de bon.


~~¤~~¤~~


Je me réveille comme d'habitude aux alentours de midi et commence doucement à me préparer. L'eau chaude sous la douche me procure un bien fou, comme toujours, et je soupire de contentement en me disant qu'ici, chez moi, je peux rester traîner dessous, il n'y a personne pour me mettre dehors, et profitant, au passage, pour me tripoter ! Et puis je me rend compte d'une chose: jusqu'à ce jour où j'ai quitté Berlin, je n'avais pas peur de Toma, mais depuis que je suis libre, je panique (Pan!k ^^) à l'idée qu'il pourrait un jour me reprendre cette liberté. Or si l'idée de mettre fin à mes jours ne m'a jamais vraiment tentée, je crois cependant que je serais prête à le faire, si jamais j'étais à nouveau sa prisonnière.
Je reste un long moment plantée devant
ma glace. Pour la première fois de puis longtemps, j'ai envie d'être jolie, de plaire. J'ai l'impression de découvrir la vie. Du moins l'autre côté de la vie, celui qui est beau. Il faut croire que cette liberté m'a donné des ailes.
Je fronce les sourcils. Et qu'une séance shopping s'impose égalem
ent. Non seulement je n'ai pas beaucoup de vêtements mais en plus ceux que j'ai sont ceux que Toma m'a offert et ne me plaisent donc pas du tout. Je m'empare de tous ses présents et les jette en un gros tas au milieu de la chambre. Il les a payés, ça lui appartient ! En d'autres thermes: poubelle ! Je contemple ensuite ce qu'il me reste et soupire. Il n'y a vraiment pas grand chose. Je réussis tout de même à rassembler 3 tenues complètes, mais pas plus. Toutes sont dans les tons sombres. Il est temps de changer ça Lou ! Le noir c'était pour Toma ! N'ayant pas vraiment le choix, j'enfile un top noir, un jean foncé, et un pull, noir également. Je sors ensuite un grand carton dans lequel j'entasse les affaires de Toma. Il n'est que treize heures, mais j'ai envie de sortir. J'attrape ma veste et mon sac puis prend le carton et, après avoir fermé à clef derrière moi, je descends les escaliers en sautillant. Je me dirige vers le quartier où traînent la plupart des SDF. Il est plutôt mal famé mais je n'ai pas peur. Après tout je vivais dans ce genre d'endroit depuis mes treize ans. Et puis avant de me trouver un job et un appart', j'ai passé plus d'une nuit dehors. Quand j'arrive à destination, l'un d'eux me sourit, que je reconnais facilement, Arthur, le polonais.

- Ma petite Zoé ! Comment toi vas ? Me demande-t-il avec son accent à couper au couteau, qui me fait toujours sourire.
- Bien, et toi ?
- Toi toujours pas vouloir être ma femme ?
- Toujours pas, désolée. Par c
ontre je vous ai ramené des vêtements pour filles, ça vous intéresse ?
- Ah... toi demander Sophie... SO
PHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE !

Je suis son regard et à l'autre bout de la rue, une jeune fille se retourne. En me reconnaissant, un sourire éclaire son visage sale et elle avance vers nous. J'ai passé pas mal de temps avec elle, elle en sait beaucoup sur moi. Peut-être trop. Je lui avait proposé de venir vivre avec moi, quand j'ai trouvé mon appartement, le temps qu'elle se trouve un job, mais elle a décliné mon offre, j'ignore encore pourquoi.

- Tu es très belle, me complimente-t-elle.

Je la remerci
e timidement et lui montre mon carton.
- Ce sont des affaires que je ne mets plus, je me demandais si tu en voudrais.
- C
'est très gentil, de ta part, merci.

Sa voix est calme et posée, apaisante.
- Tu sais, m'avancé-je. Ma proposition tient toujours pour l'appartement.

Elle relève les yeux.
- Je te promet d'y réfléchir, merci encore.
- Tu sais où j'habite ?
- Ne t'en fais pas, mais tu devrais y
aller maintenant, tu vas être en retard.

J'écarquille les yeux.
- Comment tu...
- Mystère !

Elle sourit et s'éloigne après un dernier clin d'½il. J'aimerais vraiment qu'elle accepte. Un peu de compagnie ne me ferait pas de mal.


~~¤~~¤~~


C'est avec un quart d'heure de retard et de la mauvaise conscience que j'arrive chez Juri, essoufflée. Lui m'ouvre avec un grand sourire.

- Entre ! David est dans le salon.

Je m'exécute en lui rendant son son sourire et m'excuse pour l'heure. Il écarte tout ça d'un geste de la main. Quand j'arrive à destination, son ami me semble préoccupé et pas franchement dans son assiette.

- Ça va ? Je demande doucement.

Il lèv
e la tête surprit.
- Hein ? Quoi ? Ah, bonjour Zoé, ça va ? T'as bien dormis ?

Je hausse un sourcil.
- Très bien, merci.

Juri arrive derrière
moi.
- Bon, les jeunes, je vous explique le programme: David insiste pour qu'on passe prendre Barbie Blonde (l'intéressé le fusille du regard)... Élise, corrigea-t-il à contrec½ur. À la sortie de son travail, c'est-à-dire à cinq heures précises, jusque là, quartiers libres ! Vous avez quelque chose en particulier à faire ?
- Euh... ça va pas vous plaire, mais il faut vraimen
t que j'achète des vêtements,
je murmure.

Juri me lance un regard... pas très cool.
- Écoutes, les seules fringues que j'ai sont celles que T... qu'il m'a données, tu comprends pourquoi j'en veux pas !

Il cha
nge aussitôt d'expression.
- Pas de problème, je comprend, et puis ça peut-être marrant

Il lance un rega
rd lourd de sous-entendus à David, et je devine une séance de déguisement en perspective.
- Et puis vous pourriez en profiter pour me faire visiter Hambourg !
- Ça peut se faire oui,
répond David en souriant.

# Posté le jeudi 11 septembre 2008 19:07

Modifié le mardi 15 septembre 2009 15:56

8: David

8: David
LUTTONS CONTRE LES FAUTES

Zoé est une fille vraiment intéressante, fascinante même.
Sa façon de voir les choses di
ffère parfois totalement de la mienne et d'autres fois colle parfaitement. Et j'ai plaisir à constater que quand je suis avec elle, je pense moins à Élise. Elle a beaucoup de recul par rapport à ce qui l'entoure et un rien la comble. Aucun caprice, aucune réclamation, pas une demande, rien. Je dois avouer que plus je discute avec elle, plus elle m'intrigue. Cette fille est l'exacte opposé de celle avec qui je sors, aussi, quand nous rejoignons cette dernière, je ne peux m'empêcher de les comparer. Zoé est plus petite et ses cheveux d'un noir d'encre ondulent jusque sous ses épaules. À part un léger trait noir sous ses yeux gris, aucune trace de maquillage. Elle dégage une beauté naturelle qui la rend assez attirante. Élise quand à elle, respire le luxe et la classe. Ses longs cheveux blonds tombent en cascade sur ses épaules, son corps entier est un appel au péché de chair. De sa bouche pulpeuse à ses fesses parfaitement proportionnées, une silhouette de mannequin mise en valeur par une mini-jupe et des talons hauts. Son haut moulant fait ressortit les formes avantageuses de sa poitrine... Élise est sulfureusement belle. Et je ne suis pas le seul à le savoir. Beaucoup de mecs s'arrêtent et/ou se retournent pour la regarder, et ce qui m'agace particulièrement semble l'amuser au plus haut point. Mais elle est comme ça, elle aime me contrarier, me mettre en colère, me rappeler que c'est elle qui commande. Je remarque que derrière ses sourires et ses mots gentils, elle montre un certain mépris à l'égard de Zoé. De la jalousie ? Je ne pense pas. Elle n'a aucune crainte en ce qui concerne ma fidélité. Zoé, elle, la regardait au début avec une gentillesse polie, puis avec de plus en plus de scepticisme. C'est vrai qu' Élise est parfois un peu capricieuse, mais bon...


~~¤~~¤~~


C'est avec une colère que je ne comprend pas qu'elle s'engouffre dans mon appartement, le soir même.

- C'est qui cette fille ? Tu l'as rencontrée où ?

Je hausse un sourcil. C'est juste ça ?
- Tu n'es quand même pas jalouse !
- David !

Elle plonge son regard dans le mien.
- Je m'inquiète, c'est normal. Si je me suis remise avec toi, c'est pas pour te laisser partir avec la première cruche qui bat un peu des cils pour toi !

Je souris et la prend dans mes bras.
- Tu es la seule, je te le promet.

Elle me tire vers elle pour m'embrasser. Naturellement
je me laisse faire !
- N'empêche, insiste-t-elle au bout d'un moment. J'ai pas aimé sa façon de te regarder, c'est qui ?
- Une amie de Juri, je ne l'ai rencontrée qu'hier soi
r, je ne la connais pas plus que ça.

Elle plisse les yeux. Je l'embrasse sur le nez.
- C'est toi que j'aime, tu es contente ?
- C'est vrai ?
- Oui c'est vrai.
- Alors oui, je
suis contente !

Je souris. J'aime quand elle est jalouse. Elle s'écarte de moi et retire sa veste pour la poser sur le porte-manteau. Je m'approche derrière elle et l'enlace puis embrasse sa nuque. Elle soupire, laisse aller sa tête sur mon épaule et enfouit une main dans mes cheveux. Les miennes s'activent déjà, l'une déboutonnant son chemisier, et l'autre caressant son ventre, de plus en plus haut.

- Attends David.

Seule la main
qui s'occupe du chemisier s'arrête.
- Je suis vraiment fatiguée, j'aimerais juste dormir ce soir, je suis désolée.

Je retiens de justesse un grognement.
- C'est comme tu veux, ma belle.

Je reboutonne lentement son vêtement, sentant que ça l'excite malgré elle, et la relâche après un dernier baiser. Je la regarde disparaître dans ma chambre, béat, et sursaute violemment quand mon portable vibre dans ma poche.

- Allô ?
- C'est Timo.

L
e gong fatal. J'espérais retarder le plus possible ma conversation avec lui mais là...
- Tu peux venir chez moi ?
- Euh... là ? Tout de suite ?
- Oui, là, tout de suite.
- Mai
s... c'est si important que ça ? Il est neuf heures du s...
- David !
- Ok, ok, j'arriv
e,
soupiré-je.

Après avoir laissé un mot sur le bar au cas où Élise ne se réveille avant que je rentre, je ferme la porte à clef et file chez Timo. C'est avec un air préoccupé que celui-ci m'ouvre la porte et me fait entrer. J'enlève ma veste et m'assois sur son immense canapé.

- Alors ? Me lance-t-il en s'asseyant en face de moi et en vrillant ses yeux dans les miens.
Il est assez impressionnant quand il fait ça, vous savez.
- Alors quoi ? Je répond stupidement, en sachant parfaitement de quoi il veut me parler.

Il lève les yeux au ciel. C'est vrai qu'avoir un crétin comme moi pour meilleur ami, ça ne doit pas être facile tous les jours.

- Tu t'es remis avec elle ? Demande-t-il sans préambule.

Je hoche piteusement la tête. Inutile de lui mentir. Il s'installe plus profondément dans son fauteuil et se mord le pouce. Ça va faire mal, mon petit David.

- Putain Dav' ! Mais t'es con ou quoi ?! Quand je t'avais dis de passer à autre chose, c'était pas juste pour la forme ! C'est pas d'elle dont t'as besoin, elle te pourrira la vie plus qu'autre chose !
- Elle m'aime,
répliqué-je, buté.

Il se met à ricaner.
- Oh oui, ça pour t'aimer, elle t'aime ! Elle a juste une fâcheuse tendance à la polygamie, hein ? On va dire ça !
- C'était une erreur.
- C'est elle qui te l'as dit ?
M'agresse-t-il. Comme elle se disait à toi pour toujours ? Comme elle te promettait que tu étais le seul et que jamais elle ne te tromperais ? Et tu la crois ? Remarque, elle t'apprend à partager, faut voir le bon côté des choses. Putain mais qu'est-ce que t'es con quand tu t'y mets !!! Et tu la crois ?!

Il finit sa phrase dans un cri. On sens l'influence des cordes vocales que possède un chanteur dans sa voix. Je me lève brusquement.

- Ouais, je la crois !

Il se lève à son tour, ses yeux lançant des éclairs.
- Mais tu l'fais exprès ou quoi ?! Hurle-t-il. Combien tu crois qu'elle en a pas baisé dans ton dos ? Merde Dav' tu crois vraiment que celui-là, c'était le premier ? Tu crois qu'y en a pas eu d'autres avant ? Et même après ! Elle se fout de ta gueule et toi tu marches en plein dedans depuis le début, comme un gros niais !

Je fronce les sourcils. Ça par contre je refuse de le
croire, c'est trop gros. Ma voix se calme nette.
- Mais de quoi tu parles ?

Il soupire
profondément et se couvre le font d'une main.
- David... t'es tellement naïf, murmure-t-il avec compassion. Tu gobais vraiment toutes ses conneries de "vacances chez sa s½ur" ou de week-end entre "copines" ? Toutes ses excuses à la con genre "c'est un faux numéro, je sais pas", quand tu trouvais une proposition de plan cul dans son portable ?

J'av
oue que j'avais des doutes. Mais je préférais les oublier.
- Ouais. Je la crois.

Il pos
e une main sur mon épaule et me fait m'assoir sur le canapé, pour se poser près de moi.
- Dav' faut à tout prix que tu t'éloignes d'elle, me dit-il, on ne peut plus sérieux.

Ça aussi c'est flippant, quand il est sérieux. C'est rare, c'est surtout pour ça en fait. Je pose mes coudes sur les genoux et me prend la tête entre les mains.

- Je sais, soupiré-je. Mais j'y arrive pas.
- Hey, j'suis là moi, à deux on y arrivera, vieux,
me console-t-il.
- Ouais.
- Bon.

Il extirpe son portable de sa poche et me le tend. Je hausse
un sourcil.
- Tu vas l'appeler et lui dire que c'est fini.

J'écarquille les yeux.
- NEIN !

Je n'avais pas pensé qu'il le ferait immédiatement. Remarque, venant de lui c'est pas vraiment surprenant. Mais je ne suis pas encore prêt à me séparer d'elle.

- David...
- Attends !
- Non, tu...
- Une semaine ! Juste une semaine encore ! En plus là elle dor
t.
- David, c'est
maintenant qu'il faut que tu le fasses ! Dans une semaine ça sera trop tard, tu en seras incapable et tout va recommencer !

Je lui lance un regard implorant
.
- Je t'en prie Timo, je t'en supplie ! Juste une petite semaine et je te jure de faire ce qu'il faut.

Il me lance un sourire amer.
- Ce qu'il faut selon toi ! Devine-t-il.
- Mais Timo tu comprends pas à quel point je l'aime !

Il me prend par le col.
- Ce que je comprend, David Bonk, c'est que cette fille est en train de te détruire et qu'il faut que tu t'éloignes d'elle le plus rapidement possible ! Pas dans une semaine, quand tu seras à nouveau accro.
- Timo, on est vendredi, vendredi prochain je l'appelle et... et
je...

Les mots ne veulent pas sortir de ma bouche. Je ne peux pas m'y résoudre.
- Et tu la quittes, termine durement mon meilleur ami. Dis-le David.
- Et... je la... quitte,
murmuré-je d'une voix à peine audible.

Je le regarde dans les yeux, désespéré. Qu'est-c
e que je ferais sans lui ?
- Rien, sourit-il. Tu serais vendeur de tomates au marché de Hambourg et tu t'emmerderais royalement depuis ta plus tendre enfance, tout seul avec ton piano.

Je souris à mon tour et lui frappe le haut du crâne. Ce mec est incorrigible
.

# Posté le jeudi 11 septembre 2008 20:01

Modifié le mardi 15 septembre 2009 16:06